The New Star programme de télé-réalité du jiu-jitsu
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3ème semaine de The New Star, le dernier tour des quarts de finale !

La semaine dernière avait lieu le dernier tour des quarts de finale pour la course au titre de The New Star. Découvrez ici qui seront les semi-finalistes et venez en apprendre un peu plus sur le parcours incroyable des participants de l’aventure !

Les témoignages de la semaine

Cette semaine encore, nous avons pu en découvrir plus sur l’histoire de certains des athlètes de la maison.
Dans l’épisode #6, ce sont Marcos ‘Petcho’, Renata Marinho et Vitoria Ulrich qui se sont exprimés face à la caméra dans une séquence pleine d’émotion.
On voit encore une fois que le jiu-jitsu a fait une énorme différence dans la vie des ces jeunes adultes.

Renata Marinho : la force de résilience

Renata Marinho avoue en pleurant les difficultés sur sa vie avant le jiu-jitsu. Originaire d’Uberlandia, une ville moyenne de l’État du Minas Gerais, elle a subi de nombreuses violences : battue par son père et par d’ex petit-copains, elle a également été victime d’une tentative d’homicide. C’est alors qu’elle a trouvé la force de tout quitter, partir loin de sa ville d’origine. Elle est arrivée à Sao Paulo où elle a intégré l’académie Alliance. Pour elle Fabio Gurgel est plus que juste un professeur, il est sa figure de référence masculine, le père qu’elle s’est choisie sur et en dehors des tatamis.
Aujourd’hui Renata vit dans le moment présent, heureuse d’être là où elle est à chaque instant.       

“[..] eu vivo meu sonho, vivo a minha vida, acordo feliz todos os dias. Não sou rica, mas eu sou em paz e vivo do que eu amo”

Renata Marinho – “Je vis mon rêve, je vis ma vie, je me réveille heureuse tous les matins. Je ne suis pas riche, mais je suis en paix et je vis de ce que j’aime”.

Vitoria Ulrich : le tatamis comme université pour la vie

Du côté de Vitoria Ulrich on découvre des souvenirs d’enfance plus heureux : des jeux dans la rue, des vacances avec ses parents. Malgré tout, tout n’a pas été rose pour la gaucha (originaire de l’État du Rio Grande do Sul), qui a souffert et a dû grandir précocement suite à la séparation de ses parents dans ses jeunes années. Le jiu-jitsu lui a permis d’apprendre, de grandir, pas seulement en tant qu’athlète mais en tant que personne. Pour elle le jiu-jitsu est une véritable école dont les enseignements peuvent s’appliquer à tous les aspects de la vie. Elle a appris sur le tapis la gestion des émotions, des imprévus et le lâcher prise.

Marcos Petcho : la voie de la persévérance

Marcos ‘Petcho’ raconte comment lui, son frère et sa sœur ont été élevés par leur mère, dans une favela, après que son père les ait abandonnés quand il n’avait que 2 ans. C’est sa mère qui l’a poussé en croyant en lui. C’est pour la rendre fière qu’il a décidé, à 16 ans, de “devenir un homme”, de se responsabiliser et de s’éloigner des mauvaises fréquentations pour se dédier corps et âme au jiu-jitsu. Son premier professeur, en voyant son ambition pour devenir professionel l’a accompagné et l’a poussé à aller à Sao Paulo pour pouvoir s’entrainer sous la direction de Marco Barbosa, son maître actuel. Marco aussi a énormément appris à travers le jiu-jitsu et il a fait sienne la philosophie des 4 C.:

Constancia e Consistencia gera Calma e Confiança”  

“La constance et la persévérance génèrent calme et confiance”

Dans l’épisode 7, vendredi, ce sont cette fois 4 athlètes qui nous ont partagé un peu de leur passé.

Leonardo Lara : des partenaires, des amis pour la vie

Leonardo Lara raconte comment il a du jour au lendemain perdu tout temps libre au beau milieu de l’adolescence pour se dédier au jiu-jitsu. Au Brésil, il est fréquent de n’aller à l’école que la moitié de la journée. “Leleo” allait donc à l’entraînement, tous les jours à 8h30, puis prenait une douche pour aller à l’école l’après-midi, avant de rentrer chez lui dîner, pour retourner s’entraîner une deuxième fois. Élève des frères Almeida depuis le début, il est immensément reconnaissants à ses hommes qui lui ont permis de se créer un avenir sans doute meilleur que ce qu’il aurait pu construire en traînant dans la rue après les cours. Le jiu-jitsu lui a permis de rencontrer des amis pour la vie et notamment Bianca Basilio, amie d’enfance et aujourd’hui sa compagne.

Izadora Cristina : le jiu-jitsu ou la vie

Pour Izadora Cristina, le jiu-jitsu a, selon elle, donné un sens à sa vie. De nature timide, ayant eu par le passé de gros problèmes d’estime d’elle-même, elle a trouvé dans le jiu-jitsu une thérapie, une reconnaissance et une joie qu’elle n’avait jamais senti auparavant.
Thomas Anderson, son tout premier professeur de jiu-jitsu, est également celui qui lui a remis la ceinture noire plusieures années plus tard. En ceinture bleue, elle quitte son académie d’origine pour chercher ailleurs plus de partenaires d’entraînement. Elle passera notamment par l’académie NS Brotherhood, de Leandro Lo, avant de revenir à ses origines. Elle voit Thomas comme une figure paternelle.
On voit dans son interview que la jeune Izadora est bien plus réservée que les autres participants.
Son arrivée à la Dream Art a été très importante pour la jeune femme et a constitué un véritable déclic pour son mental. Elle se sent extrèmement inspirée par ses entraineurs et partenaires d’entrainement dans l’équipe, ce qui promet d’être trés bénéfique pour la carrière de cette jeune athlète.

Lucas Gualberto : le travail acharné

L’objectif de Lucas Gualberto est de rendre fière sa version de lui à 10ans. C’est sa référence pour savoir s’il se trouve sur le bon chemin. Le jeune sociétaire d’Alliance – Dream Art, qui a fêté ses 23 ans cette semaine dans la maison, prône lui aussi la constance.
Il ne se considère pas comme talentueux, mais comme un travailleur acharné. C’est ce message qu’il veut faire passer aux plus jeunes : s’ils se donnent à fond, sans rien lâcher, eux aussi peuvent avoir le même parcours et être champions.

Sabatha Lais : épreuve de persistance

Sabatha Lais, affirme avoir eu une enfance merveilleuse avec ses frères et sœurs. Ses parents se sont efforcés au maximum pour donner à leurs enfants ce qu’eux n’avaient pu avoir, et Sabatha a parfois ressenti leur absence. Le jiu-jitsu est la seule activité que Sabatha n’ait pas abandonné. Elle raconte elle-même avoir commencé plusieurs cours et disciplines, mais s’être lassée et avoir toujours tout laissé tomber au bout de quelque temps. Avec le jiu-jitsu elle a eu un véritable coup de foudre et c’est tout le reste qu’elle a abandonné (l’université notamment) pour s’y consacrer à 100%. En 2018, lors de sa 1ere année en ceinture noire, elle termine 3ème du Mondial IBJJF après avoir perdu sa demi-finale face à Monique Elias (coach dans la maison lors de la 2ème semaine). En 2019, elle remporte l’European Open de Lisbonne : “Une sensation indescriptible”.

Les coachs de la semaine

Cette semaine, c’est Michael Langhi, multiple champion du monde et coach d’Alliance, qui prend la responsabilité de l’accompagnement de l’équipe rouge.
Du côté de l’équipe grise, c’est Claudio Mattos, dit ‘Caloquinha‘, champion reconnu pour ses compétences de grappleur, qui assume la semaine d’entraînements. 

Les deux professeurs ont également préparé une démonstration que vous pourrez retrouver dans l’épisode 6 (du mardi 27 Avril). 

Pour Michael Langhi, élève de Cobrinha, et pro de la garde ouverte, le choix s’est orienté vers une technique de renversement depuis la garde araignée. Cette technique, plus adaptée face à un adversaire se trouvant à genou, peut-être pratiquée par les jujiteiros de tous niveaux. En effet, Michael Langhi nous dit l’avoir apprise et utilisée depuis la ceinture blanche (retrouvez la démonstration dans l’épisode #6 à 10:00).
Claudio ‘Caloquinha’ propose une technique de soumission pouvant être appliquée après avoir défendu sur une attaque de single leg. Bien que l’entraîneur soit plus connu pour sa carrière en grappling, il possède un jiu-jitsu complet et nous le montre ici en proposant un étranglement plus adapté au combat en kimono. En effet, cet étranglement se pratique en utilisant le revers de son propre kimono. (voir vidéo épisode #6 à 11:25)

L’invité d’honneur de la semaine

L’invité virtuel : Renzo Gracie

Dans le premier épisode de la semaine (#6), c’est d’abord Renzo Gracie qui a pu échanger et répondre aux questions des athlètes et coachs à travers une visio conférence. Le champion a conseillé aux jeunes de laisser tomber leur ego pour pas que celui-ci ne les limite. En effet, explique-il, c’est souvent nous même qui nous posons des limites et des difficultés qui n’existent pas en réalité. Il est convaincu que les athlètes ont une chance incroyable de pouvoir s’entraîner tous ensemble.

“Aço afia aço”

Renzo Gracie dans The New Star – “L’acier affûte l’acier”

Pour lui, il est important de continuer à apprendre tous les jours. Cela passe à son sens par l’ouverture sur le monde alentour : ouvrir ses portes à tout le monde, y compris dans son académie, être attentif aux enseignements que chacun peut apporter. Pour Renzo, le fait de refuser l’entrée de tatamis à quelqu’un qui vient d’une autre équipe est un manque d’éducation.
La victoire ou la défaite importent peu, résume-t-il, ce qu’il faut, c’est apprendre, tout le temps, être ouverts au monde pour être prêts à recevoir les leçons, d’où qu’elles viennent. D’ailleurs on retient souvent plus des défaites que des victoires.
Il prône l’importance de l’amitié, pour apprendre ensemble, grandir ensemble et tirer ensemble les leçons des échecs de chacun.  

Quand on lui demande si le travail est plus important que le talent, il répond par un dicton :

“A estrada esta cheia dos ossos dos talentuosos”

dicton – “La route est pavée des os des talentueux”

Il a connu dans sa carrière des athlètes extrêmement talentueux en se disant qu’il pourrait être 10 fois meilleur s’il avait les mêmes capacités. Cependant, avec l’expèrience, il se dit que s’il avait eu ces aptitudes, il ne serait sans doute pas arrivé aussi loin. Souvent, remarque-t-il, les talentueux ne s’efforcent pas beaucoup, car leurs habiletés naturelles compensent dans un premier temps les lacunes.

Pour Renzo, les secrets de la réussite, dans quelque domaine que se soit, sont les suivants :
Y croire, être passioné et amoureux de ce que l’on fait, ne pas se fermer aux idées extèrieure, discuter avec tout le monde, apprendre de tous, écouter les feedbacks, écouter les expériences des autres.

“Abre a tuas portas, deixa todo mundo vir, vai aonde você puder, não se segura, treina a onde você puder, faz com amor”

Renzo Gracie – “Ouvre tes portes, laisse entrer tout le monde, va partout où tu peux, ne te retiens pas, entraîne-toi partout où tu peux, fais-le avec amour”

L’invité dans la maison : Minotauro

Dans l’épisode de vendredi, c’est Antônio Rodrigo Nogueira, champion de jiu-jitsu et star de l’UFC, plus connu comme Minautoro, qui a fait un passage éclair dans la maison.
Le champion est venu réaliser la promotion de la boisson énergétique qu’il a créée. C’est les bras chargés de glacières qu’il arrive dans la maison afin d’en offrir une à chaque athlète.

L’épreuve ludique de la semaine

Cette fois-ci l’épreuve pour l’obtention du choix de la modalité des combats a été un véritable défi d’aventure. Pour la première fois depuis le début du programme, les participants sont sortis de la maison pour se rendre en pleine nature et effectuer un mini-raid mixant rafting, course à pied et natation.
Pendant que 4 des athlètes de l’équipe descendent la rivière en rafting, les 4 autres parcourent la distance en courant afin de rejoindre leurs collègues au milieu du chemin pour inverser les rôles. A la fin du parcours, les derniers à avoir réalisé l’épreuve de course doivent se jeter à l’eau pour terminer en nageant sur quelques dizaines de mètres.
Pour gagner l’équipe doit passer la ligne en premier avec 4 athlètes sur la bateau et 4 athlètes dans l’eau, tous accrochés à une corde de sauvetage. 

Dès la première partie de l’épreuve, l’équipe grise prend l’avantage sur le rafting. Après avoir réalisé un passage de témoin parfait à la mi-parcours, ils augmentent un peu plus l’écart sur la 2ème partie pour remporter l’épreuve.

Cette semaine encore, c’est donc l’équipe grise qui remporte l’avantage du choix de la modalité des combats. Le coach ‘Caloquinha’ opte pour 2 combats en kimono.

Les combats de la semaine

Il n’y a eu que deux combats cette semaine afin de terminer tous les quarts de finale.

Vitoria Ulrich vs. Jenifer Oliveira

Vitoria Ulrich jiu-jitsu the new star
Vitoria Ulrich (photo bjjstars.tv)
Jenifer Oliveira
Jenifer Oliveira (photo bjjstars.tv)


Chez les féminines, la gaucha Vitoria Ulrich (Rillion Gracie), représentant l’équipe grise, affrontait la paulista Jenifer Oliveira (ZR Teams) de l’équipe rouge.
Ce combat fut le plus rapide de tous les quarts. Vitoria Ulrich a réalisé un combat parfait, sans laisser la moindre ouverture à son adversaire. Après un bon déplacement debout, la Gaucha réalise une superbe entrée de single-leg. Elle remporte ses deux premiers points et réussit déjà à controler les deux jambes de Jenifer, l’empêchant ainsi d’installer sa garde. Après avoir installé un fort contrôle sur le haut du corps de son opposante, Vitoria passe sur la montée et commence à ajuster son étranglement sur kata gatame. Alors que Jenifer essaie de se retourner pour diminuer la pression, l’étranglement se resserre et l’oblige à taper. Vitoria remporte donc le combat par soumission en tout juste 2 minutes.

Natan Chueng vs. Axel Roger

Natan Chueng JJB L'Univers
Natan Chueng (photo bjjstars.tv)
Axel Roger
Axel Roger (photo bjjstars.tv)

Le commentateur, Fepa Lopes annonçait le combat de David contre Goliath, alors que le plus petit et plus léger des athlètes de la maison devait rencontrer le plus grand d’entre eux.
Natan Chueng, de l’équipe rouge, est habitué à combattre dans la catégorie inférieure, en poids léger. Il passe donc sans difficulté la pesée avec un poids de 78kg, sur les 82,3kg autorisés. Son adversaire, Axel Roger, représentant l’équipe grise, se pèse à 82kg.

Ce combat aura également permis l’exposition dans le programme d’un photographe et pratiquant de jiu-jitsu français : Luca Andreucci. En effet, on remarquera le patch de Lu’nivers sur la veste du kimono utilisé par Natan Chueng.

D’entrée de jeu Natan prend les rênes du combat en tirant la garde. En moins d’une minute, il marque ses deux premiers points en renversant Axel Roger. Le carioca est très dynamique, et, une fois passé en position supèrieure, il harcèle son adversaire sur le passage de garde. Après deux avantages, il réussit à stabiliser le grand Axel et marque 3 points supplémentaires.
Alors que ses coéquipiers l’encouragent à aller rapidement chercher le genou-poitrine, Michael Langhi, le caoch de Chueng dans l’équipe rouge lui conseille de se calmer pour prendre son temps en installant d’abord bien ses contrôles.
Axel Roger tente de se retourner pour sortir de l’emprise de son opposant. Alors qu’Axel donne le dos, Natan réussit à installer un étranglement par Mata Leao, qui fera abandonner Axel.

Changement d’équipe

Suite à la réalisation de tous les quarts, chaque équipe comptait 2 victoires chez les masculins. Cependant, pour les féminines, l’équipe grise cumulait 3 victoires face à une seule pour l’équipe rouge.

Afin d’équilibrer les équipes pour la composition des demi-finales, l’une des vainqueurs de l’équipe grise a dû être transférée dans l’équipe rouge. Suite au choix du coach ‘Caloquinha’, c’est Vitoria Ulrich qui a été transférée. En effet, le coach a choisi de conserver Thamara et Ingridd dans la même équipe, celles-ci étant toutes deux membres de l’équipe Guigo JJ et partenaires d’entraînement à l’extérieur de la maison.

Vitoria a été remplacée dans l’équipe rouge par Rebecca de Albuquerque.

La fin de l’aventure approche, les quatre demi-finales seront diffusées ce vendredi (7 Mai). Elles marqueront la fin du confinement pour les 16 athlètes qui pourront enfin retrouver leurs familles et académies respectives.

Quel est votre favori et votre favorite pour l’obtention du titre ?

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